Présentation des OGM

OGM...OGM...Kesako ?

 

"Un OGM est un Organisme Génétiquement Modifié. Cela signifie qu'on a transformé un végétal OU un animal en incorporant un gène dans le patrimoine génétique de ce même animal ou végétal. C'est ainsi que des espèces nouvelles, plus résistantes, plus nutritives, pouvant être produites en plus grande quantité,etc..ont vu le jour."

 

Comment créer un OGM ? :

 

Étape 1:

Avant la création de l'OGM, il faut identifier le gêne d'intérêt, c'est à dire le gène que l'on veut étudier dans le but de l'incorporer dans un organisme si il présente des caractéristiques intéressantes. Grâce à l'universalité du code génétique, ce gène peut provenir de tout organisme vivant, plante, animal ou bactérie. Après l'avoir identifié et repéré il faut l'isoler de son organisme d'origine.

 

Etape 2:

Après avoir repéré le gène, les scientifiques doivent préparer un plasmide où l'on incorpore le gène d’intérêt, ainsi qu'un autre gène (souvent un gène de résistance à un herbicide) et un marqueur, ces deux derniers ayant pour objectif de contrôler la réussite de la transformation génétique.

 

Etape 3:

Le plasmide étant préparé il faut l'insérer dans une bactérie, de l’espèce Escherichia Coli (notée E.C). Cette bactérie est la «préférée» des scientifiques puisqu’elle se duplique très rapidement.

 

 

Etape 4:

On cultive ensuite notre bactérie. Nous nous retrouvons alors avec de nombreuses bactéries identiques, possédant chacune le plasmide incorporé. C'est ici que le marqueur sert a vérifier que le plasmide a bien été multiplié partout .

 

Etape 5:

Après que les bactéries se soient bien développées, il faut isoler les plasmides clonés. Nous arrivons ainsi à la phase la plus importante mais également la plus complexe de la transgénèse. Les techniques les plus utilisées sont :

 

  • L'électroporation :

    Technique simple à mettre en œuvre. On soumet un mélange composé de protoplastes et d'ADN à des chocs électriques. Le champ électrique dans le mélange provoque l'ouverture des pores membranaires du protoplaste et permet ainsi le passage de l'ADN dans le noyau Les protoplastes baignent dans une solution de plasmides. Ces derniers passent donc dans la cellule qui se retrouve donc génétiquement modifiée. Tout cela est possible car le phénomène d’ouverture des pores est réversible: la cellule reprend sa forme initiale si le choc électrique n'a pas été trop violent.

 

 

  • L’utilisation du canon biolistique

    Avec cette méthode on utilise un appareil nommé «canon biolistique» ou «canon à particules».Il faut tout d'abord extraire les plasmides. Après cela, on dispose les plasmides sur des petites billes métalliques de un micron (donc infiniment petites). Il suffit ensuite de bombarder à l’aide du canon biolistique les cellules auxquelles nous désirons incorporer la nouvelle caractéristique. Le taux de réussite est toutefois très faible car on bombarde la cellule d'une manière très aléatoire. Jacques Muller appelle ainsi ces OGM, des «OGM cochons»

 

 

 

Étape 6:

On met en culture les cellules vivantes dans un milieu contenant l'herbicide H afin de contrôler que les cellules ont bien incorporé le gène de résistance à cet herbicide. Ainsi cette étape permet de faire une dernière sélection des cellules et donc des plasmides ayant réussi avec succès toutes les étapes.

 

Enfin, la dernière étape est alors la régénération de plantes entières à partir de ces cellules, c'est à dire la culture de la plante.

 

 

Historique :

 

"Depuis que l'homme cultive des plantes et élève des animaux, il les fait évoluer en sélectionnant ceux qui ont la meilleure productivité. Cette évolution sous forme de sélection, de croisement, de greffe a permis ainsi de créer de nouvelles variétés ou races qui n'existaient pas spontanément et constituent des améliorations : meilleurs rendements, meilleure qualité, meilleure résistance aux maladies, aux ravageurs, à la sécheresse.

A la suite des travaux de recherche fondamentale qui ont permis de mieux connaître les bases moléculaires de la génétique, il a été possible de travailler sur des transferts de caractères beaucoup plus précis en agissant directement sur les gènes.

C'est ce qui a amené à la création d'OGM dont les premiers sont apparus en laboratoire depuis une vingtaine d'années pour les plantes.

Les OGM ne constituent donc pas un changement dans la sélection des plantes pour améliorer les plantes cultivées, mais l'introduction d'une technologie particulièrement puissante et précise pour faciliter sa mise en œuvre."


1973 : Identification du plasmide Ti dans la bactérie Agrobacterium tumefaciens. Ce plasmide permet d’accueillir le gène porteur du caractère recherché.

 

1980 : Le Premier brevet déposé sur un OGM est déposé aux Etats-Unis pour une bactérie capable de digérer les hydrocarbures.

 

1983: Premiers essais en laboratoire réussis sur du tabac.

 

1985 : Première plante transgénique résistante à un insecte.

 

1987 : Première plante transgénique tolérante à un herbicide .

 

1987: On cultive pour la première fois du maïs transgénique aux États-Unis.

 

1990 : Première commercialisation d’une plante transgénique (Chine : tabac résistant à un virus).

 

1994 : Première commercialisation d'un légume transgénique (tomates)

 

1997 : En France : première autorisation de la culture transgénique (maïs résistant à la pyrale)

 

1999 : 40 millions d’hectares de plantes transgéniques dans le monde.

 

2002 : 60 millions d’hectares de plantes transgéniques dans le monde.

 

2003 : 68 millions d'ha de plantes transgéniques cultivées dans le monde.

 

 

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